un faible degré d'originalité

Antoine Defoort

dessin faible degré

Concrètement, le dispositif est d’une incroyable légèreté. Pas de vidéo, un plan de feu tout bête, un micro cravate, un pupitre, et baste. L’autre jour encore, on a réussi à s’installer en deux heures tout compris, c’est quand même pas grand chose.
En plus de ça, d’ici la fin de la saison on sera complètement autonome en termes de matériel.
Et on voyage en train.

C’est un projet qui a été en travail et en tournée (une quinzaine de dates) depuis deux ans, selon le principe bien connu du “work in progress”. Il y a eu en effet pas mal de work et pas mal de progress, et on arrive à présent au terme du processus. On vise l’aboutissement du projet au cours de la saison 15/16, le temps de donner encore quelques tours de vis en dramaturgie et au plateau et de vérifier qu’on a bien maximisé le coefficient [(rigueur + objectivité) x (clarté) x (palpitation + entertainement)].

Production : l’Amicale de production.

Coproduction : le Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières / le Phénix scène nationale Valenciennes / le Centre National de la Danse (cnd- paris) / Buda Kunstencentrum (Kortrijk, Belgique) / Bit Teatergarasjen (Bergen, Norvège) / le CENTQUATRE (Paris)/ le Beursschouwburg (Bruxelles, Belgique).

Soutien : Le PianoFabriek (Bruxelles, Belgique)

Institution tricentenaire mise en place pour stimuler la création artistique, le droit d’auteur se fissure aujourd’hui sous le poids de l’appareil répressif érigé par les ayants-droits et multiples intermédiaires qui en sont de facto les premiers bénéficiaires, et s’émiette sous les clics d’une horde de contrefacteurs opérant en toute tranquillité depuis leur canapé.

Un Faible Degré d’Originalité, c’est une conférence, c’est également un spectacle.

C’est une conférence : une heure quinze pour retracer la rocambolesque histoire des droits d’auteurs du XVème siècle à nos jours. Denis Diderot viendra en personne nous expliquer le contexte du siècle des lumières, on ouïra l’incroyable saga de la succession de Maurice Ravel et on évoquera le concept de “rivalité des ressources” en distribuant des Pépito®.

C’est un spectacle : il y aura des blaques et des effets de manche pour rendre le sujet digeste, des stratagèmes scéniques dont le ratio simplicité / efficacité a été soigneusement éprouvé. On fera une maquette des droits d’auteur avec des boîtes en carton, il y aura un petit dessin animé adapté pour feuilles A3 et on poussera la chansonnette pour mettre en lumière ce qui est vraiment terrible dans l’histoire des Parapluies de Cherbourg.

Réfléchit, fait des schémas et parle tout haut :
Antoine Defoort
Anticipe et résout les problèmes techniques :
Robin Mignot
Prend en charge la production du projet et ourdit des plans :
Marion Le Guerroué
Eprouve les idées :
Mathilde Maillard
Dramaturge (du verbe dramaturger) et tergiverse :
Julie Valero
A fait du bricolage :
Sébastien Vial
Coordonne les projets :
Anne Rogeaux
Alimente la réflexion et met en perspective :
Julien Fournet
Fait les contrats, les déclarations et bien d’autres choses :
Sarah Calvez
A pris une photo :
Belinda Annaloro
A indéfectiblement soutenu le projet :
Le Vivat

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